Frappés à coups de brique, privés de sommeil, ongles arrachés, chocs électriques. Certains détenus doivent rester debout, les bras en l'air, pendant deux jours et deux nuits. Leurs pieds deviennent tellement enflés que leurs menottes ne peuvent plus bouger.
D'autres ont les bras attachés dans le dos et sont suspendus à un mur, puis frappés avec des câbles électriques.
J'ai visité la prison de Kandahar, Sarpoza. Trois prisonniers capturés au cours des derniers mois m'ont raconté qu'ils avaient été torturés.
Un des hauts responsables de la prison, qui ne veut pas être identifié mais qui était présent lors des entrevues, a confirmé. «Oui, a-t-il dit, les détenus sont torturés par les services secrets avant d'être emmenés chez nous, à Sarpoza.»
Le 23 avril, le Globe and Mail avait écrit que la majorité des prisonniers capturés par les Canadiens étaient torturés par les autorités locales.
Cette révélation avait déclenché une controverse monstre. Le gouvernement Harper avait réagi et signé une entente avec le président afghan, Hamid Karzaï. Depuis, affirme Ottawa, la torture n'existe plus.
http://www.cyberpresse.ca/article/20071029/CPACTUALITES/710290489/5050/CPPRESSE
Note: http://www.cyberpresse....
