The Conservative Narrative Of Canada: Differences And Divergences

Posted on Wednesday, February 09 at 09:54 by JaredMilne


            Recently in Maclean’s magazine, Andrew Coyne and Paul Wells discussed the narrative created by the Conservative Party for their vision of Canada, as compared with the narrative that had been offered by the Liberal Party.[1] While the Liberal narrative put an emphasis on such aspects as the Charter of Rights, the national flag, the CBC, medicare, peacekeeping and the United Nations, the Conservative narrative emphasizes the Canadian military, support for families and the economy, the RCMP, Tim Horton’s coffee, hockey and Arctic sovereignty. While what is included in both narratives is significant, what is missing can prove to be just as telling-namely, an emphasis on American-style sink or swim individualism and market freedom.
            Récemment dans le revue Maclean’s, Andrew Coyne et Paul Wells ont discuté le récit élaboré par le Parti conservateur fédéral décrivant leur vision du Canada, comparé avec le récit du Parti libéral. Pendant que le récit libéral mettait l’emphase sur de tels sujets que la Charte des droits, le drapeau national, Radio-Canada, le soin médical universel, le garde de la paix et les Nations-Unies, le récit conservateur met l’emphase sur le militaire canadien, l’appuie pour les familles et l’économie, le café Tim Horton’s, le hockey et la souveraineté arctique. Bien que ce qui est inclus dans les récits est important, ce qui n’est pas inclus peut être également révélateur, notamment le manque d’emphase sur l’individualisme « sink or swim » et la liberté de marché.
            When developing their new country, one of the major reasons the American Founding Fathers chose a federal system of government was to divide state power between multiple levels of government from gaining too much power over the citizenry.[2] In Canada, by contrast, Conservative governments have made essential and long-lasting contributions through their own nation- and province-building initiatives: John A. Macdonald built the CPR and opened the West for settlement; R.B. Bennett created the CBC, the Bank of Canada and the Canadian Wheat Board; John Diefenbaker instituted agricultural reform, northern development, full voting rights for Aboriginal people and the Canadian Bill of Rights while continuing to expand the Canadian social safety net put in place by the Liberals; Peter Lougheed used the royalties from Alberta’s oil reserves to diversify the province’s economy, build new schools, hospitals and infrastructure and invest in other Canadian projects; Robert Stanfield modernized Nova Scotia’s infrastructure and instituted the province’s first economic development and medicare systems; and Danny Williams until very recently used Newfoundland & Labrador’s oil wealth to turn it into a “have” province.
            Une des grandes raisons pourquoi les Pères fondateurs américains ont choisi un système fédéral de gouvernement était pour diviser le pouvoir gouvernemental parmi divers niveaux de gouvernement, afin d’empêcher un des niveaux de gagner trop de pouvoir sur les vies des citoyens. Au Canada, par contre, les gouvernements conservateurs ont fait plusieurs contributions essentielles avec leurs propres initiatives pour développer la nation ou leurs provinces. John A. Macdonald a construit le Chemin de fer du Pacifique, ouvrant l’Ouest canadien à l’immigration. R.B. Bennett a crée Radio-Canada, la Banque du Canada et le Canadian Wheat Board. John Diefenbaker a entrepris des réformes agricoles, le développement nordique, le droit de vote pour les Autochtones et a mis en place le Projet de loi des droits canadiens, tout en épanouissement l’État-providence mis en place par les Libéraux. Peter Lougheed a utilisé les royautés pétrolières de l’Alberta pour diversifier l’économie provinciale, construire des nouveaux écoles, des rues et l’infrastructure, et en investissant en d’autres projets canadiens. Robert Stanfield a modernisé l’infrastructure de la Nouvelle-Écosse en même temps qu’il a introduit les premiers systèmes de médicine et développement économique de la province. Récemment, Danny Williams a utilisé les richesses pétrolières de Terre-Neuve et Labrador pour le rendre une province « have ».
            Even today, the pattern continues. Rudyard Griffiths, former head of the Dominion-Historica Institute and writer for the National Post, describes himself as a “libertarian” on his Facebook page while warmly praising many Canadian nation-building initiatives in his writings.[3] Preston Manning specifically addressed and debunked the idea that the Reform Party was interested in abolishing the Canadian social safety net,[4] instead emphasizing the dangers that resulted from extremely high government deficits and debt, which would have hampered the federal government’s ability to meet the needs of Canadians.[5] Link Byfield, candidate for the conservative Wildrose Alliance party in Alberta and son of former Alberta Report publisher Ted Byfield, notes that Albertans are neither particularly right-wing or left-wing, being capable of supporting both individual initiative and collective solutions.[6]
            Les tendances continuent aujourd’hui. Rudyard Griffiths, anciennement directeur de l’Institut Dominion-Historica et écrivain pour le National Post, se décrit comme un libertérien sur son site Facebook tout en parlant élogieusement de plusieurs initiatives pour développer la nation dans ses écrits. Preston Manning a spécifiquement nié l’idée que le Parti réforme voulait abolir le filet de sécurité social canadien, parlant plutôt des dangers qui venait des grands déficits et dettes gouvernementales, qui empêchaient la capacité du gouvernement fédéral de répondre aux besoins des Canadiens. Link Byfield, un candidat pour le Parti Wildrose Alliance en Alberta et fils de Ted Byfield, ancien directeur du revue conservateur Alberta Report, prétend que les Albertains ne sont pas particulièrement gauchistes ou droitistes, étant capables d’appuyer à la fois l’initiative individuelle et les solutions collectives.
In the field of current public policy, the Harper government continues to provide direct support for families making their own child care choices through the support cheques it offers.[7] In all the rhetoric over the long-gun registry, it has apparently been overlooked that Canada has required the registry of handguns since 1934, and all the controversy over gun registration seems to have been on long guns only, with little to no talk of ending the handgun registry. Harper’s initiatives towards rebuilding our armed forces and asserting sovereignty over our Arctic territories can themselves be seen as further nation-building initiatives, respectively tying back into Canada’s proud military history and its contributions in the World Wars, and the North’s deep-rooted place in our national mythology. The Conservative Party’s founding principles describe a balance of individual rights and responsibilities and progressive social policy. While government activity should be limited to those duties that cannot be discharged by the individual, that does not preclude the state providing assistance and compassion for those in genuine need.[8]
Dans la politique publique actuelle, le gouvernement Harper continue d’appuyer directement les familles qui font leurs propres choix en offrant des chèques supplémentaires pour payer pour le soin natal. Avec toute la rhétorique touchant sur le système d’enregistrement des armes à feu longue, ça semble qu’on a oublié que le Canada exige l’enregistrement des armes de poing depuis 1934. La controverse semble se concentrer uniquement sur les armes à feux long, avec peu ou pas de discussion en terminant l’enregistrement des armes à poing. Les initiatives de Harper visant à redéveloppant nos forces militaires et renforçant notre contrôle de notre territoire arctique peuvent êtres vues elles-mêmes comme des initiatives à développer la nation, qui s’attachent respectivement à notre histoire militaire très fière et la place centrale que le Nord occupe dans notre mythologie nationale. Les principes fondamentaux du Parti conservateur décrivent un équilibre entre les droits et responsabilités individuelles et la politique sociale progressiste. L’action gouvernementale devraient être limitée aux affaires qui ne peuvent pas être gérées par l’individuel, mais ceci n’empêche pas l’état de donner l’aide et la compassion à ceux qui l’ont sincèrement besoin.
Conspicuously absent in all the Canadian conservative thought and action described until now are attempts to ban abortions or gay marriage, gun ownership as an inherent right, or capitalism or marketplaces as an inherent virtues in and of themselves that should not be regulated, as opposed to merely the best means of creating wealth and scientific progress. Such beliefs are commonly associated with the Republican right in the United States, but from everything I have seen and read they are not nearly as widespread in Canada. Indeed, Preston Manning specifically addressed the idea of an American-style evangelical movement in Canada-in his mind, one of the things that distinguished true Christianity from spurious Christianity was that the true faith never sought to forcibly impose its solutions on those who did not choose to receive it.[9]
Ce qui est notamment absent dans la pensée et les actions du conservatisme canadien décrit jusqu’à maintenant sont les efforts pour bannir l’avortement ou le mariage homosexuel, la possession des fusils comme un droit inhérent, ou le capitalisme et les marchés comme étant des vertus eux-mêmes, plutôt que simplement la meilleure manière de créer les richesses et le progrès scientifique. De telles croyances sont associées avec le droit républicain dans les États-Unis, mais d’après tout ce que j’ai vu elles ne sont pas aussi populaires au Canada. Notamment, Preston Manning a touché sur la question d’un mouvement évangélique au Canada semblable au mouvement évangélique américain. Selon lui, ce qui distingue le vrai Christianisme du Christianisme faux est que la vraie foi ne cherche jamais à imposer ses solutions sur celles qui ne choisissent pas à les recevoir.
Many Americans abhor any type of gun control, the debate over the gun registry in Canada focuses almost exclusive on long-barrel guns, while the idea of dismantling the handgun registry has seemingly not been raised at all. As previously noted, Canadian conservatives are perfectly willing to use the powers of the government to undertake positive nation- and province-building initiatives when they are in office, whereas such government action tend to be viewed with more suspicion among Americans outside of specific areas. Whether or not one believes the more moderate language of conservatives such as Harper and Byfield reflects their true beliefs, the mere fact that they regularly speak in more moderate terms illustrates some of the essential differences between Canadian and American conservatism.
Il y a plusieurs Américains qui abhorrent l’idée de contrôler les fusils, mais le débat au sujet d’enregistrer les armes à feu au Canada concentre presque exclusivement sur les fusils à baril long, pendant qu’on ne parle pas d’abolir l’enregistrement des armes à poing. Comme on a déjà noté, plusieurs conservateurs canadiens sont parfaitement content à utiliser les pouvoirs du gouvernement à entreprendre des actions positives pour bâtir la nation ou la province quand ils sont au pouvoir, pendant que de telle action gouvernementale est vue plus négativement parmi les Américains en dehors de certaines sphères de compétence. Quoi qu’on croit que la langue modérée des conservateurs telles que Harper ou Byfield reflète leurs vraies croyances, le fait simple qu’ils parlent habituellement dans des termes plus modérées illustre certaine des différences essentielles entre le conservatisme canadien et le conservatisme américain.
Further evidence can be seen in the recent American health care debate, where many conservative Americans opposed the notion of being “forced” to buy health insurance or seeing their tax dollars go to provide universal access, while in Canada the debate over private and public delivery centers more over which is more efficient while still allowing for universal access. Just as with their leftist counterparts, opinion among Canadian conservatives is by no means unanimous, when National Post writer Jonathan Kay comments on how he finds many of the arguments made by Toronto Star writer Linda McQuaig in her book The Trouble With Billionaires,[10], while Gerry Nicholls criticizes Stephen Harper for supposedly focusing more on “populist” conservative issues such as the family, the military and criminal justice while avoiding issues related to individual freedom and smaller government.[11]
Encore du témoignage peut être retrouvé dans le débat récent concernant le système de soin médical américain, quand plusieurs américains conservateurs opposaient l’idée d’être « forcé » à acheter l’assurance médicale ou de voir leurs impôts allant pour appuyer l’accès universel. Au Canada, le débat entre la livraison public ou privée de services se concentre sur laquelle des deux systèmes seraient plus efficace tout en assurant l’accès universel. Comme avec les gauchistes, l’opinion des conservateurs canadiens n’est pas du tout unanime. L’écrivain du National Post Jonathan Kay raconte comment il trouve certains des arguments fait par l’écrivain du Toronto Star Linda McQuaig dans son livre The Trouble With Billionaires, pendant que Gerry Nichols critique Stephen Harper pour avoir probablement mis plus d’emphase sur les affaires « populistes » du conservatisme telles que la famille, l’armée et la justice criminelle, tout en évitant les sujets de la liberté individuelle et le gouvernement plus petit.
Many of the issues that would take center stage in an American conservative narrative play far less of a role in the narrative of Canada developed by the Harper Conservatives and described by Coyne and Wells. Subtle but important differences can be found, namely the ideas of Christianity and religion as being a much more private matter that can serve as a helpful moral guide but should not be legislated on those who do not desire its solutions, weapons ownership as being a matter of convenience rather than an essential freedom, and a positive role for government to play in the economy and society. These exist to differing variations and in different forms among different thinkers and politicians, but they are aspects that help distinguish Canadian conservatism from its American counterpart.
Plusieurs des affaires qui prendraient un point central dans un récit conservateur américain jouent beaucoup moins d’un rôle dans le récit du Canada développé par les Conservateurs de Harper et décrit par Coyne et Wells. Il y a des différences subtiles mais importantes, notamment l’idée de la religion étant une affaire beaucoup plus privée et qui peut servir comme un guide moral mais qui ne doit pas être forcé sur ceux qui ne désirent pas ses solutions, la possession des armes étant une affaire de commodité plutôt qu’une liberté essentielle, et un rôle positif pour le gouvernement à jouer dans l’économie et la société. Ces différences existent à certaines degrés et dans des formes différentes parmi les penseurs et politiciens divers, mais ils aident à distinguer le conservatisme canadien du conservatisme américain.
These differences, along with a greater recognition of the balance between individual and collective rights, and between government action and the free market, further distinguish Canada as a whole from its southern neighbour.
Ces différences, ainsi qu’une reconnaissance plus grande de l’équilibre entre les droits individuels et collectifs, et entre le gouvernement et la marché libre, distinguent le Canada entier de son voisin au sud.

[1]Andrew Coyne and Paul Wells, “Coyne vs. Wells on Five Years of Harper.”Video debate available on Maclean’s magazine website, January 27, 2011. See also Paul Wells and John Geddes, “What You Don’t Know About Stephen Harper”. Maclean’s magazine, January 31, 2011, section 2.
[2] See James Madison’s theories on the American “compound republic” in Samuel La Selva’s The Moral Foundations of Canadian Federalism: Paradoxes, Achievements and Tragedies of Nationhood. Montreal and Kingston: McGill-Queen’s University Press, 1996. Pages 34, 121, 174 and 188-189. See also Will Kymlicka and Jean-Robert Raviot, “Living Together: International Aspects of Federal Systems.” Canadian Foreign Policy, 5(1), Fall 1997, pages 1-50, page 14 in particular.
[3] Rudyard Griffiths, Who We Are: A Citizen’s Manifesto. Vancouver: Douglas & McIntyre, 2009. Pages 121-137.
[4] Preston Manning, The New Canada. Toronto: Macmillan Canada, 1992. Pages 258-259 and 314-315.
[5] Ibid., pages 337-339.
[6] Cited in Stephen Dafoe, “Byfield Acclaimed as Wildrose Alliance Candidate.” Morinville News, October 11, 2010.
[7] Wells and Geddes, section 2.
[8] Founding Principles of the Conservative Party of Canada.
[9] Manning, pages 99-100.
[10] Jonathan Kay, “The Rich Are Bad For Your Health.” Review of Linda McQuaig’s and Neil Brooks’ The Trouble With Billionaires. Published in The Literary Review of Canada, December 2010.
[11] Cited in Bruce Cheadle, “Harper in Control as Decade Winds Down, But Polls Say Canada Hasn’t Moved Right.” The Canadian Press, December 20, 2009.

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