Vive Le Canada

Attaques et condamnations mutuelles: Nouvelles manifestations d'un vieux cycle
Date: Monday, April 25 2011
Topic:


 


 


Pendant que je recherchais mon mémoire de maîtrise, j’ai consulté un livre écrit par Richard Gwyn appelé Le Prince, qui détaillait le plaisir pris par Pierre Trudeau quand il écrasait ses adversaires politiques.Plus tard, quand je lisais The New Canada, un livre écrit par Preston Manning, j’ai remarqué comment Manning et ses collègues dans le parti Réformiste étaient accusés de plusieurs maux allant du racisme jusqu’à vouloir détruire le filet de sécurité sociale. Dans l’ère moderne, Stephen Harper est comparé à Darth Vader et accusé de vouloir militariser nos rues urbaines, pendant que la citoyenneté de Michael Ignatieff est condamné et Stéphane Dion est accusé de ne pas « être un chef », sans offrir aucun preuves ou vrai témoignage.


 


 


Pendant que je recherchais mon mémoire de maîtrise, j’ai consulté un livre écrit par Richard Gwyn appelé Le Prince, qui détaillait le plaisir pris par Pierre Trudeau quand il écrasait ses adversaires politiques.[1]Plus tard, quand je lisais The New Canada, un livre écrit par Preston Manning, j’ai remarqué comment Manning et ses collègues dans le parti Réformiste étaient accusés de plusieurs maux allant du racisme jusqu’à vouloir détruire le filet de sécurité sociale.[2] Dans l’ère moderne, Stephen Harper est comparé à Darth Vader[3] et accusé de vouloir militariser nos rues urbaines, pendant que la citoyenneté de Michael Ignatieff est condamné et Stéphane Dion est accusé de ne pas « être un chef », sans offrir aucun preuves ou vrai témoignage.

 

Les affiches des candidats conservateurs sont vandalisés,[4] pendant que l’activiste conservateur Ezra Levant accuse l’activiste Greenpeace Mike Hudema d’être un lâche moral.[5] Les babillards électroniques de plusieurs journaux canadiens ont dégénéré dans des fusillades mutuelles ou les participants accusent l’un l’autre d’oppose la liberté, s’agenouiller vers les grandes compagnies, de ne pas s’occuper avec les pauvre, de vouloir vendre le Canada aux États-Unis ou d’être généralement anti-canadien…

 

…et la participation politique chez les Canadiens ordinaires continue à chuter année après année.

 

Comment est-ce que nous, comme on pays, avons tombé à cette niveau de dialogue? Comment est-ce qu’on a arrivé au point ou les attaques ont devenues si vicieuses? Dans plusieurs respects, la situation actuelle est la manifestation la plus récente d’un cycle très laide qui a commencé avec les accusations que le Parti libéral sous Jean Chrétien a mené envers Preston Manning et le Parti réforme quand ce dernier commençait à se développer dans les années 1990. Les Réformistes étaient accusés d’être anti-français, anti-immigrant et anti-assurance maladie, à un moment ou Stephen Harper était le premier directeur de la politique pour le parti.[6]

 

Ces attaques continuaient durant la transition du Parti réforme à l’Alliance canadienne, avec des attaques sévères et vindicatives contre Manning et Stockwell Day quand ces derniers étaient les chefs du parti.[7] Dans ce contexte, ce n’est pas étonnant que des commentateurs conservateurs comme Ian Brodie, l’ancien major général de Harper, Gerry Nicholls, l’orateur adjoint du National Citizens’ Coalition, les anciens députés conservateurs Keith Martin et David Emerson, le conseiller politique Keith Beardsley et Rod Love, l’ancien major général de Ralph Klein, décrivent tous la haine de Harper pour le Parti libéral, particulièrement à cause du maltraitement de l’Ouest canadien par le Parti libéral, allant de l’ère de Pierre Trudeau jusqu’à l’ère de Jean Chrétien.[8]

 

Malheureusement, les attaques libérales et les réponses des Conservateurs ont endommagé notre culture politique, jusqu’au point ou les récriminations mutuelles et les accusations de haïr la liberté ou de ne pas s’occuper des problèmes des Canadiens ordinaires sont devenues l’ordre de la journée. Peut-être plus de que trouver les meilleures solutions pour les Canadiens et travailler ensemble pour le bien commun, le but principal de plusieurs acteurs et commentateurs politiques est d’écraser et démoniser leurs adversaires politiques.

 

Les effets toxiques perpétuent des stéréotypes ridicules à propos des régions divers du Canada, tels que l’idée que les Albertains sont des péquenauds avides et égoïstes qui ne s’occupent pas du reste du pays, ou l’idée que les Ontariens et les Québécois sont des socialistes paresseux qui n’apprécient pas la valeur du travail fort. Peu importe que l’Alberta fait des contributions énormes au reste du Canada avec les milliards de dollars que la province contribue aux paiements de péréquation, ou par des gestes tels que les Bourses centenaires. Peu importe que l’Ontario et le Québec sont les abris des industries technologiques et aérospatiales, représentées par des géants tels que Research In Motion ou Bombardier. Après tout, si l’Alberta ne s’occupait pas du reste du pays elle ne ferait pas ces gestes, et si l’Ontario et le Québec étaient des paradis socialistes arriérés ils n’auraient jamais développé des telles industries substantielles pour commencer…et que ferait l’admission de ces faits aux accusations que les gens lancent vers l’un l’autre?

 

C’est bien plus probable que la plupart des citoyens appuient des partis politiques différents pour des raisons différentes. D’après tous que j’ai vu, ces Canadiens ‘ordinaires’ qui se lèvent tôt dans le matin pour conduire leurs enfants pour pratiquer le hockey ou qui vont à Tim Hortons pour un café avant d’aller au travail sont aussi aptes à voter pour le Parti libéral, le NPD ou le Parti vert que de voter pour le Parti conservateur. Il y a beaucoup de rhétorique au sujet des « élites » libéraux ou conservateurs qui dominent notre société. Toutefois, dans les deux cas, comment est-ce que les élites, quoi qu’ils sont libéral ou conservateur, ont pu obtenir le pouvoir sans un montant certain d’appui des Canadiens ordinaires qui travaillent fort?

 

Quand il faut voter, le choix n’est pas toujours clair. J’appuie les actions du gouvernement Harper dans plusieurs sphères, notamment leurs efforts pour l’intégration rapide des immigrants talentueux, mettre l’argent dans nos forces armées, des peines plus longues pour les criminels violents, leurs efforts pour démanteler l’enregistrement des armes à feu longues, leurs efforts à combattre l’usurpation de l’identité et protéger les conducteurs de transit, leurs efforts pour s’excuser aux Autochtones qui ont souffert les horreurs des écoles résidentielles et leurs initiatives d’assurer la souveraineté dans l’Arctique. Toutefois, je crois que les Conservateurs nous amènent dans un gouffre financier sérieux et profond avec des réductions vaines et téméraires d’impôts qui ne sont pas nécessaires, et après que les impôts ont déjà étés énormément réduites,[9] et le gouvernement refuse de donner les coûts potentiels des nouvelles prisons et les nouveaux avions qu’il propose acheter.

 

La réduction délibérée de Harper des revenus fédéraux,[10] ainsi que la suggestion de transférer les crédits fédéraux d’impôt aux provinces,[11] me font extrêmement mal à l’aise et me rappellent de la lettre « coupe-feu » du premier ministre, quand il suggérait établir un « coupe-feu » autour de l’Alberta.[12] C’est alors que je demande comment loin on peut poursuivre cet agenda tout en restant un pays, plutôt qu’une collection lâche de provinces, particulièrement quand les provinces elles-mêmes empiètent sur les compétences fédérales dans les sphères des relations internationales, les relations avec les peuples autochtones, l’échange entre les provinces et l’échange internationale. Je suis aussi extrêmement incertain si la plupart des Canadiens veulent même que le gouvernement fédéral prend le rôle d’un « veilleur de nuit », étant donné que le contexte historique suggère que même la plupart des Canadiens de l’ouest ne le désirent pas.[13]

 

Est-ce que je crois, alors, que les Conservateurs agissent en mauvaise foi? Pas du tout-bien que je suis critique de plusieurs des buts à long terme de Harper et quelques-unes de ses actions, je peux encore apprécier le dévouement et le travail fort des députés conservateurs tels que Mike Lake, James Rajotte ou Brent Rathgeber. Ça ne m’empêche pas non plus d’être en désaccord avec des activistes locaux qui appuient les Libéraux, les Verts ou le NPD. En fait, je suis fier de pouvoir compter à la fois le partisan de droit Patrick Ross et le partisan de gauche Mel Hurtig parmi mes amis personnels. J’ai eu mes débats avec eux et avec plusieurs autres personnes sur la gauche et sur le droit, mais ça ne m’empêche pas d’être en accord avec eux sur d’autres affaires et d’établir des amis proches avec eux tous.

 

En écoutant le rhétorique dans plusieurs coins de la blogosphère et les babillards électroniques de nos journaux médiatiques, de telles désaccords et amitiés pourraient êtres vus comme la trahison ou la collaboration avec l’ennemi. Tout qui importe ces jours-ci semblent être le désir d’écraser nos ennemis politiques, ou de démoniser eux et leurs idées comme étant contre étant la trahison, destructrice, anti-liberté ou anti-canadien.

 

Ça va sans dire que les campagnes électorales et la politique exigent la concurrence et que les participants doivent avoir un point dur pour gagner. Toutefois, dans les années récentes les attaques politiques sont devenues si personnelles et vindicatives que je crois que la raison de plus en plus des Canadiens refusent à participer dans le procès politique est qu’ils sont tanné avec le niveau de dialogue politique à qui on a tombé. Je crois aussi que les personnes qui décident encore à voter vont marquer leur choix avec un main pendant qu’ils ferment leur nez avec l’autre.

 

Alors, y-a-t’il une solution? Au présent, c’est difficile à dire-le problème est si répandu et perpétué tant par la gauche que le droit que les choses ne vont probablement pas changer dans l’avenir proche. Il faut rappeler comment tout ceci a commencé, avec le désir par les partisans des deux côtés d’écraser leurs adversaires idéologiques et de les démoniser bien plus que leurs idées ou leurs pourraient suggérer. C’est un problème tant libéral que conservateur, avec les actions de Stephen Harper entreprises en réponse aux attaques dirigées aux Réformistes dans les années 1990.

 

Malheureusement, il n’y a pas de solution magique qui peut résoudre le problème. Ce qu’on peut rappeler, toutefois, est qu’il y a un aspect plus positif à la politique canadienne, qui est souvent ignoré dans la culture politique toxique que nous subissons maintenant. Les partis divers à Ottawa ont montré qu’ils peuvent coopérer pour le bien commun quand ils veulent le faire, et les simples députés ainsi que les comités parlementaires accomplissent beaucoup avec leur travail fort, qui est souvent oublié par les médias. Il y a beaucoup de projets de loi et d’actions qui ont été passés sans le lancement du venin qu’on pourrait attendre.

 

Peut-être que c’est la clé. Il faut rappeler que, peu importe les désaccords qu’on peut avoir avec quelqu’un, ça ne veut pas dire qu’il agit de mauvaise foi. Bien qu’on peut être en désaccord sur comment le Canada doit fonctionner ou même comment le pays devrait être formé, les autres personnes ne méritent pas d’être démonisé ou condamné-et je reconnais que je n’ai pas toujours adhéré à ma propre rhétorique à cet égard. On peut critiquer les idées des autres personnes, et même leurs actions quand dans votre opinion elles manquent d’éthique ou nuisible au pays, mais il y a une différence entre critiquer les actions et idées d’une personne, et les condamner personnellement.

 

Cette dernière action a causé autant du mal pour le Canada durant les quelques dernières décennies que n’importe quelle politique publique mise en place durant la même époque.






[1] Richard Gwyn, Le Prince. France-Amérique, 1981.



[2] Preston Manning, The New Canada. Toronto: Macmillan Canada, 1990.



[3] Kate Heartfield, “Harper as Darth Vader! What Next?” Edmonton Journal, April 12, 2011.



[4] Patrick Ross, “Is This Rising Up, Mr. Ignatieff?” Edmonton Conservative Examiner, April 18, 2011. http://www.examiner.com/edmonton-conservative-in-calgary/is-this-rising-up-mr-ignatieff



[5] Patrick Ross, “Mike Hudema Not A Coward, but Not Being Honest.” Edmonton Conservative Examiner, September 20, 2010. http://www.examiner.com/edmonton-conservative-in-calgary/mike-hudema-not-a-coward-but-not-being-honest



[6] Manning, pages 258 et 354.



[7] Preston Manning, Think Big: My Adventures in Life and Democracy. Toronto: McClelland and Stewart, 2002. Voir les pages 88 et 360-361 pour des exemples particuliers.



[8] Cité dans Lawrence Martin, Harperland: The Politics of Control. Toronto: The Penguin Group, 2010. Pages 3-6.



[9] Mel Hurtig, The Truth About Canada. Toronto: McClelland and Stewart, 2008. Voir les pages 79-89 et 114-135 pour des exemples particuliers.



[10] Paul Wells, “What Harper Has Planned For Ottawa: The PM Plans to Continue Shrinking Government-Health Care Transfers Will Help”. Maclean’s Magazine, April 20, 2011.



[11] Maxime Bernier, “Ottawa Should Quit Interfering in Provincial Jurisdiction”. The National Post, October 13, 2010.



[12] Stephen Harper, Tom Flanagan, Ted Morton, Rainier Knopff, Andrew Crooks et Ken Boessenkool. “Separation, Alberta-Style: It’s Time For a New Relationship With Canada.” The National Post, December 8, 2000. Page A18.



[13] Roger Gibbins et Loleen Berdahl, Western Visions, Western Futures: Perspectives on the West in Canada. Peterborough, Ontario: Broadview Press, 2003. Page 106.








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